Sur cette page Les bases
  1. Les bases
  2. Acheter et négocier
  3. Portefeuilles et sécurité
  4. Droit et impôts en Suisse
  5. Technique blockchain
  6. La scène suisse

Guides · Glossaire· 14 min de lecture

Le glossaire crypto suisse

Spread, seed phrase, staking, valeur fiscale : 60 notions de la crypto expliquées en clair, avec ce qu’elles signifient concrètement en Suisse, de Genève à Zoug.

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L’essentiel en bref

  1. Bases, achat et négoce, portefeuilles, droit et impôts, technique et scène suisse : chaque terme expliqué en deux ou trois phrases.
  2. De nombreuses entrées montrent ce que la notion veut dire en Suisse : seuil KYC, travel rule, liste des cours de l’AFC.
  3. Pour chaque grand thème, un lien mène au guide détaillé.
Main tenant une pièce de bitcoin dorée devant un clavier d’ordinateur et un smartphone affichant des icônes d’applications – symbole des paiements numériques

La crypto a son propre jargon, souvent emprunté à l’anglais. Au premier achat de bitcoin, on bute sur le spread et le slippage, on vous demande de noter une seed phrase, et au printemps il faut soudain inscrire une « valeur fiscale » dans sa déclaration. Ce glossaire explique 60 termes en langage clair, classés par thème. Quand c’est utile, nous précisons ce que la notion signifie concrètement en Suisse : quel seuil s’applique, quelle autorité est compétente, ce que facture un prestataire suisse.

Les définitions sont volontairement courtes. Pour les grands sujets – impôts, portefeuilles, staking, ETP, réglementation – un lien renvoie à notre guide détaillé.

Les bases

Blockchain

Un registre public tenu simultanément sur des milliers d’ordinateurs. Les nouvelles écritures sont regroupées en blocs et enchaînées aux précédentes par la cryptographie, si bien qu’on ne peut pas modifier l’historique sans que cela se voie. La Suisse a adapté sa législation en 2021 pour en tenir compte (voir loi TRD).

Bitcoin (BTC)

La première et la plus grande cryptomonnaie, lancée en 2009. Son nombre est plafonné à 21 millions, et les nouveaux bitcoins ne naissent que par le minage. En Suisse, on l’achète auprès de banques, d’applications, de plateformes ou de distributeurs : notre guide acheter du bitcoin en Suisse compare les options.

Ethereum (ETH)

La deuxième blockchain par taille, sur laquelle tournent des programmes appelés smart contracts. L’ether sert à y payer les frais. Depuis 2022, Ethereum fonctionne avec la preuve d’enjeu plutôt qu’avec le minage. Où l’acheter : acheter de l’ethereum en Suisse.

Altcoin

Terme générique pour toutes les cryptomonnaies autres que le bitcoin, de l’ether au solana jusqu’aux memecoins comme le dogecoin. L’offre varie énormément : PostFinance propose 22 cryptos, SwissBorg, à Lausanne, environ 400. Vue d’ensemble : les principales cryptomonnaies.

Token (jeton)

Un actif numérique qui fonctionne sur une blockchain existante au lieu d’avoir la sienne, comme l’USDT sur Ethereum. L’Administration fédérale des contributions (AFC) distingue jetons de paiement, d’investissement et d’utilité, et les traite différemment sur le plan fiscal.

Stablecoin

Un jeton dont le cours est arrimé à une monnaie, le plus souvent le dollar (USDT, USDC). Il existe aussi des stablecoins en francs comme le ZCHF (Frankencoin), disponible notamment chez le Genevois Mt Pelerin. La FINMA exige des émetteurs suisses qu’ils identifient tous les détenteurs. Pour le plus grand d’entre eux : acheter de l’USDT.

Smart contract

Un programme sur la blockchain qui s’exécute automatiquement quand certaines conditions sont remplies, sans banque ni notaire. Les smart contracts sont la base de la DeFi, des NFT et des stablecoins. Une erreur dans le code peut difficilement être corrigée après coup.

NFT

Non-Fungible Token : un objet numérique unique dont le propriétaire est inscrit sur la blockchain. Exemple suisse : le crypto-timbre de la Poste, un vrai timbre-poste doté d’un jumeau numérique sur la blockchain Polygon.

DeFi

Finance décentralisée : échanges, prêts ou produits de rendement qui passent par des smart contracts plutôt que par des entreprises. Pas de service clientèle, pas de garantie des dépôts ; une faille dans le code ou un piratage peut faire perdre la totalité du montant.

Capitalisation boursière

Le cours multiplié par la quantité de jetons en circulation. Ce chiffre mesure la taille d’un projet, pas sa qualité. Un jeton qui ne coûte que quelques centimes peut valoir des milliards à cause de son énorme quantité : un prix unitaire bas ne veut pas dire « bon marché ».

Volatilité

L’ampleur des variations de cours. Les cryptos fluctuent bien plus fortement que des indices comme le SMI ; des mouvements de dix pour cent en une journée arrivent. C’est pourquoi prestataires et FINMA mettent en garde contre des pertes importantes.

Halving

Tous les 210’000 blocs, soit environ tous les quatre ans, la récompense des mineurs de bitcoin est divisée par deux. Depuis le halving d’avril 2024, elle s’élève à 3,125 BTC par bloc. Ce mécanisme, inscrit dans le code, raréfie l’émission de nouveaux bitcoins.

Minage

La création de nouveaux bitcoins : des machines spécialisées résolvent des calculs pour valider les blocs et reçoivent en échange de nouveaux bitcoins et les frais de transaction. Fiscalement, le produit du minage est un revenu, voire un revenu d’activité lucrative indépendante s’il prend de l’ampleur.

Acheter et négocier

Plateforme d’échange (exchange)

Une plateforme où acheteurs et vendeurs se rencontrent via un carnet d’ordres. Chez Kraken Pro, une transaction coûte au palier le plus bas 0,40 % (maker) ou 0,80 % (taker) ; dans l’application Kraken, plus simple, 1 à 1,5 % plus le spread. Les applications disponibles : applications crypto en Suisse.

Courtier (broker)

Un prestataire qui vous vend des cryptos à un prix fixé, au lieu de vous mettre en relation avec d’autres négociants. Exemples : PostFinance avec 0,95 % par transaction, ou Relai avec 1 % de frais de service plus un léger spread. Chez un courtier, une partie du coût est souvent incluse dans le cours.

OTC

Over the counter, ou gré à gré : de gros achats négociés directement avec un desk, hors carnet d’ordres, pour ne pas faire bouger le marché. Relai Private démarre à CHF 100’000, Bitcoin Suisse ne publie pas de montant minimum. Plus d’informations : le négoce OTC en Suisse.

Carnet d’ordres

La liste de tous les ordres d’achat et de vente en attente pour une paire, classés par prix. Plus le carnet est fourni, plus l’écart entre le meilleur prix d’achat et le meilleur prix de vente est faible, et moins un gros ordre fait bouger le cours.

Ordre au marché

Un ordre exécuté immédiatement au meilleur prix disponible. Sans souci pour de petits montants sur les grandes cryptos ; risqué pour de grosses sommes ou un marché peu liquide, car le prix moyen peut s’écarter nettement du cours affiché (voir slippage).

Ordre à cours limité

Un ordre assorti d’une limite : prix maximal à l’achat, prix minimal à la vente. Il n’est exécuté qu’à ce cours ou à un cours meilleur. Si le marché n’atteint pas votre limite, rien ne se passe : vous ratez peut-être l’achat, mais vous ne payez jamais trop.

Maker et taker

Le maker ajoute une offre au carnet d’ordres avec un ordre limité ; le taker prend une offre existante avec un ordre exécuté immédiatement. Les plateformes facturent souvent moins aux makers : chez Swissquote, les deux paient 1 % au palier d’entrée, puis 0,08 % (maker) et 0,18 % (taker) dès USD 60 millions de volume mensuel.

Spread

L’écart entre le prix d’achat et le prix de vente. Beaucoup d’applications affichent des frais modestes et gagnent en plus sur le spread : si vous achetez puis revendez aussitôt, vous le voyez sous forme de perte. Comparez toujours le montant final en francs, pas seulement les frais annoncés.

Slippage

L’écart entre le prix attendu et le prix réellement payé, parce qu’un ordre « consomme » plusieurs niveaux du carnet ou que le cours bouge pendant l’exécution. Il touche surtout les gros ordres au marché et les cryptos peu négociées.

Liquidité

Le volume d’échanges sur une crypto et la facilité d’acheter ou de vendre sans faire bouger le cours. Le bitcoin et l’ether s’échangent en très grands volumes dans le monde entier, alors que beaucoup de petits altcoins ne sont cotés que sur quelques plateformes, contre USD ou USDT.

DCA et plan d’épargne

Dollar-cost averaging : investir régulièrement un montant fixe au lieu de chercher le moment parfait. PostFinance propose des plans d’épargne crypto dès USD 50 (hebdomadaires à trimestriels) ; Relai ne facture aucun frais pour un achat d’épargne de CHF 100 par mois.

Distributeur de bitcoins

Un automate où l’on achète du bitcoin en espèces ou par carte. Selon des chiffres de Coin ATM Radar cités par PostFinance, la Suisse en compte plus d’une centaine ; le principal exploitant, Värdex, annonce à lui seul plus de 80 appareils. Emplacements, limites et coûts : distributeurs de bitcoins en Suisse.

SIC et IBAN

Le SIC est le système de paiement en francs entre banques suisses, l’IBAN votre numéro de compte. En versant des francs par SIC, vous évitez le change : Kraken accepte les CHF gratuitement via la Banque Frick. Plus d’informations : acheter de la crypto par virement.

SEPA

Le système européen de paiement en euros. Certaines plateformes étrangères n’acceptent que des euros par SEPA ; votre banque convertit alors vos francs et prélève une marge sur le taux de change. Renseignez-vous d’avance sur le cours qu’elle applique.

TWINT

L’application de paiement suisse. Nous ne l’avons trouvée comme moyen de financer un achat de crypto chez aucun des prestataires vérifiés, dont Relai, Kraken, SwissBorg, PostFinance, Yuh et Mt Pelerin. Des détours existent via la place de marché entre particuliers Peach, basée à Neuchâtel, ou via des bons bitcoin. Plus d’informations : crypto et TWINT.

ETP

Exchange Traded Product : un titre coté en bourse qui reproduit le cours d’une crypto et qui est en général adossé à de vraies cryptos. SIX Swiss Exchange en cote un large choix. Plus d’informations : les ETP crypto en Suisse.

Staking

Bloquer des cryptos d’une blockchain à preuve d’enjeu pour sécuriser le réseau et recevoir des récompenses en échange. PostFinance et Swissquote conservent chacun 20 % des récompenses à titre de frais. Prestataires, délais et impôts : le staking crypto en Suisse.

Portefeuilles et sécurité

Portefeuille (wallet)

Une application ou un appareil qui gère vos clés – pas les cryptos elles-mêmes, qui restent toujours sur la blockchain. Qui détient la clé contrôle les fonds. Quels portefeuilles choisir : portefeuilles crypto en Suisse.

Hot wallet

Un portefeuille dont la clé se trouve sur un appareil connecté à internet, par exemple une application mobile. Pratique pour de petits montants et des paiements au quotidien, mais exposé aux logiciels malveillants, à l’hameçonnage ou à la perte du téléphone sans sauvegarde.

Cold storage

La conservation des clés hors ligne, par exemple sur un portefeuille matériel ou sur papier. Banques et plateformes gardent ainsi l’essentiel des avoirs de leurs clients ; pour des montants privés importants, c’est la recommandation courante.

Portefeuille matériel (hardware wallet)

Un petit appareil qui stocke la clé privée hors ligne et signe les transactions en interne. Les fabricants connus sont Ledger, Trezor et BitBox, conçu en Suisse. Nos tests : BitBox, Ledger et Trezor.

Paper wallet

Clé et adresse imprimées sur papier. Les distributeurs de billets CFF délivrent du bitcoin et de l’ether sous forme de paper wallet, de CHF 20 à 500. Si vous voulez utiliser ces cryptos, transférez-les rapidement vers un vrai portefeuille. Mode d’emploi : le bitcoin au distributeur CFF.

Seed phrase

Une suite de 12 ou 24 mots qui permet de restaurer toutes les clés d’un portefeuille. Qui la connaît possède vos cryptos. Ne la photographiez jamais, ne la tapez sur aucun site et ne la communiquez à aucun prétendu support.

Clé privée

La clé secrète avec laquelle vous signez les transactions, dérivée de la seed phrase. Si elle est perdue sans sauvegarde, les cryptos sont perdues définitivement : aucune banque ni aucune autorité ne peut les récupérer.

Adresse publique

L’adresse de réception, comparable à un IBAN. Vous pouvez la communiquer sans crainte. Vérifiez toutefois les premiers et derniers caractères avant un envoi : certains logiciels malveillants remplacent les adresses copiées dans le presse-papiers.

Auto-garde (self-custody)

Vous conservez vous-même vos cryptos dans votre propre portefeuille plutôt que de les laisser sur une plateforme ou à la banque. Cela vous protège de la faillite d’un prestataire, mais vous êtes seul responsable des sauvegardes. L’application bitcoin zurichoise Relai fonctionne exclusivement ainsi.

Hameçonnage (phishing)

Faux e-mails, SMS ou sites qui cherchent à obtenir vos identifiants ou votre seed phrase, souvent au nom d’une banque, d’une plateforme ou prétendument de l’administration fiscale. Les arnaques courantes et que faire en cas de problème : reconnaître les arnaques crypto.

Droit et impôts en Suisse

FINMA

L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, à Berne. Elle autorise des banques comme Sygnum ou AMINA et reconnaît les organismes d’autorégulation. Une autorisation FINMA n’est pas la même chose qu’une affiliation à un OAR. Qui a le droit de faire quoi : FINMA et réglementation crypto.

OAR

Organisme d’autorégulation. Beaucoup d’entreprises crypto n’ont pas besoin d’autorisation FINMA, mais doivent s’affilier à un OAR pour la surveillance anti-blanchiment, comme le VQF, PolyReg, SO-FIT ou l’ARIF (Association romande des intermédiaires financiers). La recherche des membres d’OAR de la FINMA indique si une entreprise est affiliée.

KYC

Know Your Customer : l’identification avec une pièce d’identité, souvent par selfie vidéo. En Suisse, elle est obligatoire pour les échanges contre de la crypto dès CHF 1’000, les transactions liées étant additionnées sur 30 jours. Le Genevois Mt Pelerin autorise donc au maximum CHF 999 par 30 jours sans identification.

LBA et AML

Anti-money laundering : les règles contre le blanchiment d’argent, ancrées en Suisse dans la loi sur le blanchiment d’argent (LBA). C’est pour cela que les banques demandent une preuve d’origine des fonds lors de gros crédits issus de ventes de crypto. Comment s’y préparer : encaisser ses cryptos.

Travel rule

Lors de transferts entre prestataires, des informations sur l’expéditeur et le destinataire doivent accompagner la transaction. La Suisse ne prévoit pas d’exception pour les portefeuilles privés : les établissements suisses n’envoient qu’à des portefeuilles externes dont il est établi qu’ils appartiennent à leurs propres clients. D’où les demandes de preuve qu’une adresse vous appartient.

Loi TRD (DLT)

Un ensemble de modifications légales en vigueur depuis février 2021 (en partie) et août 2021 (le reste). Il règle notamment les droits-valeurs inscrits, c’est-à-dire des titres sur la blockchain, et crée une autorisation pour les systèmes de négociation TRD. La première a été accordée en 2025 à BX Digital.

MiCA

Le règlement crypto de l’Union européenne. Il ne s’applique pas en Suisse : une licence MiCA obtenue en France ou en Irlande ne dit rien d’une autorisation suisse. Les plateformes internationales servent en outre souvent leurs clients suisses par d’autres sociétés que leurs clients européens ; un coup d’œil aux conditions générales s’impose.

Impôt sur la fortune

Les cryptos font partie de la fortune et sont imposées chaque année à leur valeur en fin de période fiscale. Taux et déductions sont fixés par le canton : pour le même portefeuille, on ne paie pas la même chose à Genève, dans le canton de Vaud ou à Zoug. Tout savoir : l’impôt sur les cryptos en Suisse.

Valeur fiscale et liste des cours

L’AFC publie, pour les cryptos les plus répandues, un cours officiel de fin d’année dans la liste des cours (ICTax). C’est cette valeur fiscale que vous reportez dans l’état des titres ; si une crypto n’y figure pas, on retient le cours d’une plateforme de référence. Pas à pas : déclarer ses cryptos.

Gain en capital

Les gains réalisés en vendant des cryptos détenues à titre privé sont exonérés d’impôt en Suisse, et les pertes ne sont pas déductibles. Celui qui négocie très souvent, spécule à court terme ou recourt au crédit risque d’être qualifié de commerçant professionnel : ses gains deviennent alors un revenu imposable.

Airdrop

Des jetons distribués gratuitement, par exemple au lancement d’un projet. L’AFC traite les airdrops comme un revenu imposable à la valeur vénale au moment de l’attribution, comme les récompenses de staking. Des jetons inattendus dans votre portefeuille sont aussi un appât prisé des escrocs : n’y touchez pas.

CARF

Une norme de l’OCDE pour l’échange automatique de données fiscales sur les comptes crypto entre États. La Suisse a créé la base légale ; selon le Secrétariat d’État aux questions financières internationales (SFI), l’échange avec les États partenaires commencera au plus tôt en 2027.

Technique blockchain

Preuve de travail (Proof of Work)

Le mécanisme de consensus du bitcoin : les mineurs rivalisent de puissance de calcul pour écrire le bloc suivant. Cela consomme beaucoup d’électricité, mais rend la fraude coûteuse, car un attaquant devrait mobiliser plus de puissance que le reste du réseau honnête.

Preuve d’enjeu (Proof of Stake)

Au lieu de la puissance de calcul, les validateurs déposent leurs propres cryptos en garantie. Qui travaille correctement est récompensé ; qui triche ou commet des erreurs perd une partie de sa mise. Ethereum, Solana, Cardano et Polkadot fonctionnent ainsi.

Validateur

Un ordinateur qui vérifie et propose des blocs dans un système à preuve d’enjeu. Pour faire tourner son propre validateur Ethereum, il faut 32 ETH ; les prestataires de staking regroupent les montants plus modestes de nombreux clients. Si un validateur enfreint les règles, une partie de sa mise peut être supprimée : c’est le slashing.

Frais de gas

Les frais payés au réseau pour une transaction : en ETH sur Ethereum, en POL sur Polygon. Ils varient selon la charge du réseau. Pour transférer un crypto-timbre de la Poste, il faut normalement moins d’un centime selon la Poste.

Lightning Network

Un réseau de paiement construit sur Bitcoin qui règle de petits paiements presque instantanément et avec des frais très faibles. À Lugano, de nombreux commerçants du programme Plan ₿ acceptent le bitcoin via Lightning ; votre portefeuille doit toutefois le prendre en charge.

Layer 2

Un réseau qui s’appuie sur une blockchain (layer 1), regroupe les transactions et réduit ainsi les frais, comme Lightning pour Bitcoin ou Arbitrum pour Ethereum. Lors d’un envoi, l’expéditeur et le destinataire doivent utiliser le même réseau, faute de quoi les fonds peuvent être perdus.

La scène suisse

Crypto Valley

Le surnom de la région de Zoug, où de nombreuses entreprises blockchain se sont installées depuis le milieu des années 2010. Selon l’étude crypto de la Haute école de Lucerne, près d’un tiers des entreprises crypto de Suisse et du Liechtenstein sont établies dans le canton de Zoug. Plus d’informations : la Crypto Valley de Zoug.

Plan ₿

Le programme bitcoin de la Ville de Lugano, mené depuis 2022 avec Tether. Taxes et impôts communaux peuvent être réglés en BTC et en USDT, et plus de 360 commerçants acceptent la crypto. Plus d’informations : le bitcoin à Lugano. Le canton de Zoug accepte lui aussi les impôts en BTC et ETH depuis 2021 : payer ses impôts en bitcoin.

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FAQ

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un coin et un token ?

Un coin est la monnaie propre d’une blockchain, comme le bitcoin sur la blockchain Bitcoin ou l’ether sur Ethereum. Un token circule sur la blockchain d’un autre projet, par exemple le stablecoin USDT sur Ethereum. Dans le langage courant, les deux mots se confondent. Sur le plan fiscal, l’AFC ne distingue pas coin et token, mais jetons de paiement, d’investissement et d’utilité.

Que signifie KYC lors d’un achat de crypto en Suisse ?

KYC veut dire Know Your Customer, c’est-à-dire l’identification avec une pièce d’identité. Les prestataires suisses doivent vous identifier dès que vos achats de crypto atteignent CHF 1’000, les transactions liées étant additionnées sur 30 jours. Beaucoup exigent désormais l’identification dès le premier franc ; c’est le cas de Relai depuis octobre 2024.

Où conserver sa seed phrase ?

Hors ligne et dans un endroit que vous seul connaissez : sur papier ou sur une plaque en métal, idéalement avec une seconde copie dans un autre lieu sûr. Jamais en photo, dans le cloud, dans une boîte e-mail ou une application de notes. Qui connaît ces mots peut vider votre portefeuille, et aucun support légitime ne vous les demandera.

Que veut dire « Not your keys, not your coins » ?

La formule rappelle que, tant qu’une plateforme ou une banque gère vos clés privées, vous n’avez qu’une créance envers elle. Si elle fait faillite ou bloque les retraits, vous risquez de ne plus accéder à vos cryptos. Avec votre propre portefeuille (auto-garde), vous contrôlez les clés, mais vous portez seul la responsabilité des sauvegardes et de la sécurité.

La Crypto AG a-t-elle un lien avec les cryptomonnaies ?

Non. La Crypto AG, à Zoug, fabriquait des machines de chiffrement utilisées par des gouvernements du monde entier. En 2020, des enquêtes ont révélé qu’elle appartenait secrètement depuis des décennies à la CIA et au BND allemand. « Crypto » renvoie ici à la cryptographie, pas au bitcoin.

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