Qui veut acheter du bitcoin depuis la Suisse romande tombe vite sur des guides écrits pour la France : comptes en euros, règles de l’AMF, fiscalité française. Rien de tout cela ne s’applique ici. La Suisse a ses propres moyens d’achat, sa propre surveillance et surtout son propre système fiscal, dans lequel les gains en capital privés sont exonérés, mais où le stock de cryptos compte chaque année dans la fortune imposable.
Nos guides présentent les connaissances crypto utiles en Suisse dans un ordre logique. Ils ne vous disent pas quelles cryptos acheter. Ils montrent comment fonctionnent les différentes voies, ce qu’elles coûtent et où se situent les risques.
Le parcours pour débuter
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Comprendre le vocabulaire
Phrase de récupération, spread, KYC : avec le glossaire, les pages des prestataires et les grilles tarifaires deviennent lisibles.
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Comprendre la garde
Qui détient les clés, vous ou la plateforme ? Cette question détermine vos risques.
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Choisir son moyen d’achat
Virement vers une plateforme, achat dans l’e-banking, espèces au distributeur ou OTC pour les gros montants.
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Anticiper les impôts
Impôt sur la fortune au 31 décembre, revenus du staking, et où tout inscrire dans la déclaration.
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Connaître les règles
Quelle autorisation détient un prestataire, et ce qu’elle protège réellement en cas de faillite.
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Repérer les arnaques
Les escroqueries les plus fréquentes en Suisse et que faire si vous en êtes victime.
Étape 1 : apprendre la langue
La crypto a son propre vocabulaire, et certains prestataires s’en servent volontiers pour masquer des coûts ou des risques. Notre glossaire crypto explique 60 termes en deux ou trois phrases, souvent avec un exemple suisse : ce que signifie le seuil KYC de CHF 1’000, pourquoi la travel rule est appliquée de façon particulièrement stricte en Suisse, ce qu’est la liste des cours de l’AFC. Une fois ces notions acquises, on lit une grille tarifaire autrement.
Étape 2 : savoir où sont vos cryptos
Avant d’acheter, il faut savoir qui conserve vos cryptos. Dans beaucoup d’applications et de banques, elles restent chez la plateforme : vous avez une créance, mais pas de clé à vous. Chez PostFinance, à la Banque cantonale de Zurich et à la Banque cantonale de Zoug, on ne peut ni envoyer ses cryptos vers un portefeuille personnel ni en déposer. Pour garder le contrôle, il faut un portefeuille à soi et conserver la Liste de 12 ou 24 mots permettant de restaurer entièrement un portefeuille. Quiconque la connaît peut disposer des cryptos. en lieu sûr. Les portefeuilles matériels comme la BitBox du fabricant suisse Shift Crypto gardent les clés hors ligne. Notre guide des portefeuilles crypto explique la différence entre portefeuilles sur application et appareils matériels.
Étape 3 : trouver le bon moyen d’achat
Pour la plupart des gens, le virement depuis un compte suisse vers une plateforme ou une application est la voie la plus directe : envoyer des francs via SIC, acheter du bitcoin, puis le retirer vers son propre portefeuille si on le souhaite. Si vous préférez rester chez votre banque, PostFinance, plusieurs banques cantonales et Swissquote proposent des cryptos dans l’e-banking ; notre aperçu des banques crypto détaille les différences. En espèces, il reste les distributeurs crypto et les distributeurs de billets CFF, où l’on achète du bitcoin ou de l’ether sous forme de portefeuille papier pour CHF 20 à 500.
Pour des montants à six chiffres, on passe par le négoce Over the Counter : négociation hors du carnet d’ordres public, en général pour de gros montants à un prix convenu individuellement.. Les desks OTC suisses exigent une identification complète et publient rarement leurs montants minimaux ; plus de détails dans notre guide des desks OTC en Suisse.
Glossaire crypto
De la seed phrase à la liste des cours de l’AFC : 60 termes crypto expliqués simplement, avec des exemples suisses sur la FINMA, le KYC, TWINT et les impôts.
Portefeuilles crypto
Bridge Wallet (Genève), BitBox (Adliswil), Trezor dès CHF 49, Ledger, Tangem : quel wallet crypto choisir, où garder sa phrase de récupération, la travel rule.
Banques crypto
PostFinance, ZKB, BCV, BCGE, LUKB, Swissquote : cryptos proposées, frais et retrait vers votre wallet, banque par banque. Et ce que font UBS et Raiffeisen.
Virement CHF/EUR
Acheter du bitcoin par virement : quelle plateforme accepte les francs via SIC, quand utiliser SEPA ou SWIFT, CHF ou EUR, référence et nom du titulaire.
Étape 4 : anticiper les impôts
La fiscalité suisse des cryptos est plutôt simple pour les particuliers, mais elle existe. Les gains en capital sur la fortune privée sont exonérés ; en contrepartie, les pertes ne sont pas déductibles. Chaque année, le stock au 31 décembre est soumis à l’Impôt annuel des cantons et des communes sur la fortune nette ; les cryptos y entrent avec leur valeur fiscale de fin d’année., évalué au cours publié par l’AFC. Les rendements de staking, les airdrops et le minage sont des revenus. Qui négocie très souvent, à court terme ou à crédit risque d’être considéré comme commerçant professionnel. Tout est expliqué dans notre guide sur la fiscalité des cryptos.
La pratique suit dans le guide pour déclarer ses cryptos : où les inscrire, par exemple dans l’état des titres à Genève, comment trouver la valeur fiscale et quoi documenter soi-même avec une plateforme étrangère qui ne fournit pas de relevé fiscal suisse. Un cas particulier : payer ses impôts en bitcoin. Le canton de Zoug accepte le bitcoin et l’ether pour des factures jusqu’à CHF 1,5 million, la ville de Lugano pour toutes ses factures.
Étape 5 : connaître les règles
Le bitcoin est légal en Suisse, mais ce n’est pas un moyen de paiement légal. L’essentiel est de savoir qui est votre prestataire : une banque autorisée par la FINMA, un membre d’un organisme d’autorégulation ou une plateforme étrangère sans surveillance suisse. La garantie des dépôts ne couvre que les avoirs bancaires, pas les cryptos ; celles-ci peuvent toutefois être distraites de la masse en faillite depuis août 2021, si elles vous sont attribuées à tout moment. Notre guide sur la réglementation FINMA explique comment vérifier un prestataire en quelques minutes.
Étape 6 : repérer les arnaques
Rendements garantis, pression du temps et demande d’installer une application de prise de contrôle à distance sont les signaux d’alarme les plus nets. Aucun acteur sérieux ne vous demande votre phrase de récupération : ni une plateforme, ni un fabricant de portefeuilles, ni la police. Notre guide sur les arnaques crypto en Suisse décrit les escroqueries les plus courantes, de l’arnaque sentimentale à la fausse récupération de fonds, et les premiers réflexes à adopter.
- N’investir que de l’argent dont la perte reste supportable : la crypto peut chuter fortement et vite.
- Commencer avec un petit montant et tester un retrait.
- Vérifier le prestataire dans la liste FINMA ou le registre de son OAR, et sur la liste d’alerte de la FINMA.
- Conserver la phrase de récupération hors ligne, sans jamais la saisir, la photographier ni la transmettre.
- Garder justificatifs d’achat et relevés de fin d’année pour la déclaration d’impôt.
Pour aller plus loin
Une fois les bases acquises, d’autres guides abordent des sujets plus pointus. Avec le staking, vous recevez des récompenses pour le blocage de vos cryptos ; PostFinance (ETH uniquement) et Swissquote en conservent chacun 20 %, et ces récompenses sont imposables comme revenu. Les ETP crypto cotés à la SIX sont des titres négociés en bourse et adossés à des cryptos ; la SIX en cote un large choix, et le bitcoin est désormais accessible dans le pilier 3a chez VIAC et finpension.
Reste le timbre crypto de la Poste : un timbre valable pour l’affranchissement, accompagné d’un NFT sur la blockchain Polygon, objet de collection depuis la première édition de 2021, mais pas un placement, puisque la Poste ne le reprend pas.
Impôts crypto
Plus-values privées exonérées, impôt sur la fortune au 31.12, staking imposable comme revenu : la fiscalité crypto en Suisse expliquée, sans flat tax.
Déclaration d’impôt
Où inscrire bitcoin & co. dans l’état des titres, comment trouver la valeur fiscale AFC au 31.12 et quels prestataires livrent un relevé fiscal en Suisse.
FINMA & réglementation
La crypto est-elle légale en Suisse ? Banque, licence FinTech ou OAR : ce que chaque statut signifie pour vous, la travel rule et comment vérifier un prestataire.
Éviter les arnaques
Fausses plateformes, arnaque sentimentale, faux récupérateurs : repérer une arnaque crypto en Suisse, consulter la liste FINMA et porter plainte au bon endroit.
Staking
Staking crypto en Suisse : PostFinance, Swissquote, Bitcoin Suisse et Kraken comparés – frais sur les récompenses, délais de retrait, risques et impôts.
ETP crypto & 3e pilier
ETP crypto cotés à la SIX, premier ETF bitcoin suisse et bitcoin dans le pilier 3a : frais, impôts et risques comparés à l’achat direct, expliqués simplement.
Une fois les bases en main : un compte sur une plateforme s’ouvre en ligne, l’alimentation se fait par virement.
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